Ne plus savoir. Ignorer tout, sur son coeur, sa tête et ses sentiments. Se dire que demain on ira mieux, que demain on sera plus apte à réfléchir. Et toujours, toujours recommencer. Les jours défilent, avec toujours cette idée d'aller mieux le lendemain. Mais les jours passent, le temps aussi, à une vitesse affolante. Les sentiments sont toujours là, ou il ne le sont plus. Cela varie selon les jours. Se dire qu'on est bien sans lui, et puis finalement réduire toute ses pensées à lui, et se dire que sans lui la vie est beaucoup trop difficile. Commenter et écrire la quotidienneté laborieuse. Imaginer le bonheur qu'on voudrait avoir, que l'on aurait pu avoir. Se dire qu'avec lui ou sans lui on pourrait être heureux, se dire qu'à deux c'est mieux (?). Imaginer sa vie, avec ou sans ceux qu'on aime. Continuer à rechercher le bonheur, à cette recherche perpetuelle de jours heureux mais qui n'aboutit à rien. Faire semblant d'aller bien, s'accrocher et respirer. Retrouver une raison de vivre, après avoir tout perdu (?). Encore faudrait-il en être capable. Et moi, en suis-je capable ? De toute façon, il paraît qu'avec le temps la peine devient dérisoire. Mais je veux pas, je ne peux pas passer ma vie à attendre, à attendre après ce bonheur qui s'est en allé ou peut-être qui a totalement disparu de ma vie.. Dans ce cas là il reste l'espoir, l'espoir, toujours l'espoir. Mais l'espoir existe t-il vraiment ? Et cette poisse qui me suit partout où je vais, quoi que je fasse. Trouver ne serait-ce qu'une pépite de bonheur sur la terre sèche d'un sentier. Continuer à penser que finalement la vie n'est pas si mal (?) mais au fond de ses pensées, se dire que malheureusement, on n'ira jamais mieux. Non, je ne crois pas qu'avec le temps la peine devient dérisoire, mais selon moi, le temps à beau passer mais la peine reste toujours là, présente, elle reste toujours la même dans votre coeur. Pourtant on essaye de se résonner, de se dire que c'est pas grave qu'un jour ça passera, qu'on retrouvera enfin ne serait-ce qu'un tout petit peu de bonheur. Mais non. Le bonheur lui, il s'est enfuit à jamais..